samedi 16 juillet 2022

Témoignage: de Saint Benoît à Saint Jacques, l'hospitalité à Jérusalem et l'importance de Saint Camille

Lors de son voyage à Jérusalem, Daniel Senejoux a partagé avec nous quelques belles lignes sur l'hospitalité chez les congrégations de Bénédictin(e)s. 

Bonne lecture!

En effet de Saint Benoît à Saint Jacques il n'y a qu'un pas, tous deux prenant toujours soin de celui qui frappe à la porte (comme s’il s’agissait du Christ en personne). L’hospitalité reste au cœur de leur vocation ; elle demeure l’un des piliers de nos activités jacquaires !

Plusieurs établissements, à Jérusalem (ou à Bethléem) ont conservé la tradition du lavement des pieds lorsque des pèlerins se présentent, ce qui ne manque jamais de les surprendre et de les réjouir.

Bonnes fête à tous les amis de Saint-Jacques et de Saint-Benoît.

Certains m’ont demandé une adresse précise d’un monastère recevant les pèlerins en leur lavant les pieds….

Je recommande tout particulièrement le Monastère de l’Emmanuel à Bethléem, tout proche du check-Point séparant Jérusalem de Bethléem, adossé au mur de séparation (entre Israël et Palestine).

C’est un monastère de moniales orientales de l’Eglise Melkite (Grecque catholique) restée dans la Congrégation bénédictine de la Reine des Apôtres. Plusieurs moniales sont françaises, la plupart parlent français : https://www.emmanuelmonastery.org/notre-histoire/

Le monastère accueille les pèlerins, seuls ou en groupe, et organise des journées ou moments de partage dans la prière. Bien évidemment, les pèlerins sont accueillis par un lavement des pieds et le versement d’eau sur les mains (règle de saint Benoit 53, 8-23) : https://www.emmanuelmonastery.org/hospitalite/

Le décor de la chapelle, avec sa magnifique rotonde, est remarquable ! Vous y passerez un moment « oriental » inoubliable.

Suite, en quelque sorte, à mes réflexions sur saint Benoît et sur l’hospitalité jacquaire…

Quel jacquet azuréen n’a jamais entendu parler de la Villa Saint-Camille de Théoule-sur-Mer ?
Quel jacquet azuréen partant pour Compostelle n’a pas fait étape à la villa Saint-Camille avant de quitter les Alpes-Maritimes et de pénétrer dans le Var ?
Sans-doute y en a-t-il quelques-uns, mais ils doivent être rares !

Mais qui était saint Camille ? Et quel rapport avec saint Jacques ?

Le petit article que vous retrouverez en cliquant sur ce lien apporte quelques réponses ; sans doute est-ce durant son séjour à l’Hôpital Saint-Jacques de Rome que lui vint sa vocation d’hospitalier.

En tout cas, cela fait du bien de le croire… et met d’excellente humeur pour démarrer la journée !

Amitiés à tous,
Ultreia !
Daniel Senejoux

2 commentaires:

  1. Merci Daniel de ton témoignage et de ton invitation à rejoindre le monastère de l'Emmanuel à Bethléem. L'inattendu était il y a peu à Arudy sur le chemin du Piémont pyrénéen où le Père Armand accueille par le lavement des pieds les pèlerins. Cela est parfois pratiqué en église au soir du Jeudi Saint mais comme rituel. J'avais gardé en mémoire une rencontre heureuse au hasard des rues de Clermont-Ferrand, rue Gras, un linteau du XIIème siècle en réemploi dans une façade d'une maison provenant de l'ancienne église Saint-Pierre fruit de ces imagiers de l'époque romane. Le connais-tu ?
    https://notredamedeclermont.fr/2021/le-linteau-roman-du-lavement-des-pieds-de-la-rue-des-gras-a-clermont-ferrand/

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