mercredi 30 juin 2021

LU POUR VOUS : LA COUVERTURE de "PRIONS en EGLISE"

 

'Il faut se donner de l'espace pour entrer dans un mouvement d'allègement"





DU NOUVEAU SUR LE DEBLOCAGE DU CHEMIN A VENCE


Bonjour à tous,

Concernant les alertes chemin sur le site internet seuls les éboulements (mais le passage est possible pour des piétons) après Drap sur les hauteurs restent en alerte, pour Vence l’intervention y compris CDRP a permis de rendre le chemin (voir doc joints) plus d’alerte donc de ce côté

 Bonne journée cordialement

Vincent Dessaint

Responsable Chemins 06 GR653A

Note du Webmaster: si vous lisez cet article sur le mail reçu en tant qu'abonné du blog, vous ne pouvez pas voir le fichier PDF inclus dans l'article mais il vous suffit de cliquer sur CE LIEN ICI


mardi 29 juin 2021

24 JUIN 2021 : SORTIE PELERINAGE A ROUBION avec Mgr Bernard VEISSE

 



En cette année sainte compostellane 2021, notre équipe azuréenne, a proposé plusieurs manifestations spéciales, pour célébrer comme il se doit cet évènement !
Après la GTAM (Grande Traversée des Alpes-Maritimes) organisée par Christine et Vincent et en attendant la saint-Jacques à Aspremont organisée par Pierre, voici le compte-rendu de la journée de méditation sur l'ESPERANCE à partir de l'Evangile des pèlerins d'Emmaüs, proposée par Xavier. Bonne lecture !

Marc 

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lundi 28 juin 2021

EMOUVANTE CEREMONIE POUR LES OBSEQUES DE Jean-François de LUMLEY à Hyères lundi 28 Juin 2021

Famille, Amis & Pèlerins devant l'Eglise Saint-Louis


Une centaine de personnes entouraient Jacqueline et sa famille pour accompagner un de nos fondateurs à sa dernière demeure. Nombreux jacquets venus de toute la région et même nos amis italiens étaient là.
Alain Le Stir a prononcé un A-Dieu au nom de l'Association et nous l'a confié pour le partager avec tous les amis du Blog. Le voici en texte PDF (si vous ne le voyez pas CLIQUEZ ICI)
Marc

samedi 26 juin 2021

INTERVENTION de Claude ROUET au WEEK-END "BIEN-ETRE" à MONTAUROUX (83)

 PARTAGER L'EXPERIENCE DU CHEMIN

Les stands du salon et la paillotte des Conferences au fond

Claude Rouet  (assis) sur le stand de l'Association avec l'hôte des lieux Fabrizio (debout)

Claude explique comment faire son sac pour le Chemin

Très à l'aise, Claude répond aux questions sur son vécu


Samedi 26 Juin 2021

Claude a expliqué aux auditeurs que, montagnard chevronné, il voyait les pèlerins à distance et pensait que ce n'était pas pour lui, car il ne se sentait pas "religieux". Et puis, un concours de circonstance l'a amené à partir du Puy, et là, au sortir de la Cathédrale, il s'est senti appelé par le Chemin, appelé par les pèlerins qui nous ont précédé sur ces routes.

Et depuis il a parcouru trois chemins, dont un au départ de chez lui, à Vallauris, jusqu'à Compostelle.

Merci Claude d'avoir partagé les bonheurs simples du Chemin avec tous tes auditeurs qui pour la plupart ne connaissaient pas encore le Chemin! 

Merci de leur avoir donné foultitudes de détails pratiques sans perdre l'essentiel du pèlerinage !

Marc

Obsèques de Jean-François de Lumley



Fête de l'association et assemblée générale 2021

 

 

Chers amis,

L'été est là et l'horizon s'éclaircit enfin ! Après les reports successifs des dates de l'assemblée générale en raison du COVID 19, la fête de l'association se déroulera dans les Alpes de Haute-Provence, au Centre Regain de Sainte-Tulle, à côté de Manosque, du 15 au 17 octobre 2021. Les conditions sanitaires actuelles, comme la poursuite de la campagne de vaccination, permettent d'envisager de nous retrouver au centre Regain sans restrictions particulières, si ce n'est le respect des gestes-barrière habituels. Vous trouverez en pièces jointes tous les éléments pour vous inscrire, ainsi que l'ordre du jour de notre assemblée générale qui aura lieu le samedi matin. C'est toujours un temps fort de l'association où nous nous retrouvons nombreux pour échanger et partager dans une ambiance festive. Si vous ne pouvez pas venir, prenez le temps de remplir le "pouvoir" en bas de l'ordre du jour de l'assemblée générale. Il faut le dater et le signer, mais en laissant en blanc la mention de la personne. Les pouvoirs seront répartis par notre secrétaire afin d'éviter qu'une personne ne reçoive plus de quatre pouvoirs, conformément à nos statuts.

Via Domitia aux environs de Forcalquier


J'attire aussi votre attention sur la date limite des inscriptions, le 6 septembre. Regardez attentivement les différentes options proposées: une ou deux nuitées en pension complète; repas seul, etc... Veillez également à bien remplir la deuxième page du bulletin d'inscription pour les visites du samedi après-midi. Et renvoyez votre bulletin d'inscription avec votre chèque à «Amis de Saint-Jacques PACA-CORSE » BP30 043 - 13361 MARSEILLE ! 


Votre chèque libéllé à l'ordre des " Amis de St-Jacques PACA-CORSE" ne sera débité que fin septembre.

Lors de l'assemblée générale, nous renouvellerons une importante partie des administrateurs. Comme je l'ai déjà souligné dans notre revue "Ultreïa", l'association ne peut fonctionner sans l'engagement de quelques bénévoles. Le conseil d'administration se réunit seulement deux fois par an pour évoquer les grandes orientations de l'association (chaîne d'accueil, hospitalité, balisage des chemins, patrimoine, vie dans les départements, etc..). Aussi, j'espère que quelques bonnes volontés auront à coeur de donner un peu de leur temps à l'association en se portant candidat pour être administrateur ou administratrice, le mandat étant de trois ans. J'ajoute que cela ne demande pas de compétences particulières, si ce n'est d'avoir une certaine expérience du "Camino".
A l'heure où je vous écris, je n'ai reçu que deux candidatures des Alpes-Maritimes.

Les candidatures au Conseil d'Administration doivent être envoyées avant le 6 septembre 2021 par e-mail au président (adresse de messagerie : jjbart@wanadoo.fr avec double à la secrétaire, adresse de messagerie : domlucie.neron9@gmail.com), à l'aide du formulaire en pièce jointe.

Dernière minute: je suis toujours à la recherche d'un successeur au poste de secrétaire adjoint. Il s'agit essentiellement d'aider notre secrétaire, notamment pour l'organisation de l'AG et le suivi du stock de credenciales, tâche dont je m'occupe en ce moment !!! Ceux qui seraient intéressés peuvent me contacter à l'adresse: jjbart@wanadoo.fr.

Au nom de tous, je remercie déjà nos amis des Alpes de Haute-Provence pour les préparatifs de cette manifestation qui leur a donné beaucoup de travail, en raison du contexte sanitaire et des reports successifs. Pour leur faciliter la tâche, ne tardez pas à vous inscrire !

Amitiés jacquaires, Jean-Jacques

Vous trouverez tous les liens, d'inscription et autres, sur le site principal de l'association en cliquant Ici

mercredi 23 juin 2021

DISPARITION de JEAN-FRANCOIS de LUMLEY

 Chers Amis,

Nous avons reçu la bien  triste nouvelle ce matin, de la disparition d'un de nos cofondateurs, Jean-Francois de Lumley. Ce sont ceux qui avaient créé l'Association avec lui, qui nous en ont fait part.

La cérémonie des obseques aura lieu à l’Eglise Saint Louis d'Hyeres, lundi 28 juin 2021 a 9h45.

Ci dessous leurs premières réactions.

Nous adressons à son épouse Jacqueline, à sa famille, nos plus sincères condoléances.

Marc Ugolini, ultreia06@laposte.net



Jean-François lors des RRR à Tende en 2016


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Jean-François de Lumley est parti pour le Grand Voyage ce mardi en début d'après-midi.

Henri Orivelle <h.orivelle@gmail.com>

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Un grand ami nous a quitté.  Il reste dans notre coeur. Qu'il repose en Paix

Amitiés 

Alain Le Stir <aalestir@orange.fr>

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UNE INDULGENCE PLENIERE ACCORDEE LE 25 JUILLET PROCHAIN !

Chers Amis,

Non, le 25 juillet n’est pas seulement la saint Jacques !
Les Anciens peuvent aussi bénéficier de l’Indulgence plénière attribuée aux jacquets, lors d'une année sainte compostellane, c'est à dire quand la Saint-Jacques tombe un dimanche !.
Alors, que dire des… Anciens-Jacquets ?
Des cumulards ou des bénis du Seigneur ?
On en reparlera à Aspremont.
En union de prière,

Je vous invite à lire l'article ci dessous.

Daniel Sénéjoux


Une indulgence plénière accordée le 25 juillet prochain



Shutterstock I fizkes

Publié le 22/06/21 - Mis à jour le 22/06/21

Le 25 juillet 2021, l’Église catholique accordera l’indulgence plénière à l’occasion de la première Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées.

Célébré le dimanche 25 juillet prochain, la première Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées sera aussi l’occasion de recevoir une indulgence plénière. L’Église catholique l’accordera aux grands-parents, aux personnes âgées et à tous les fidèles qui participeront à cette journée et qui seront « animés d’un véritable esprit de pénitence et de charité ».

C’est par un décret de la Pénitencerie apostolique daté du 13 mai et publié ce 22 juin que la décision d’octroyer « gracieusement » ces « trésors célestes de l’Église » a été établie. Cette indulgence plénière s’appliquera selon les trois conditions habituelles, indique le décret, à savoir : « confession sacramentelle, communion eucharistique et prière selon les intentions du Souverain Pontife ».

Cette journée, qui aura pour thème « Je suis avec toi tous les jours », a été instituée par le pontife le 31 janvier dernier dans le but de mettre en avant la « richesse » que représentent les plus âgés pour nos sociétés. Tirée des Évangiles (Mt 28, 20), la citation choisie entend mettre en avant la proximité de Dieu et de l’Église vis-à-vis des personnes âgées en ce contexte d’isolement lié à la crise sanitaire. Elle est aussi le signe de la « promesse de proximité et d’espérance » que peuvent se faire les plus jeunes et les plus âgés aujourd’hui, explique le communiqué de présentation de l’initiative.

« Garder les racines et les transmettre »

La voix des anciens « est précieuse car elle chante les merveilles de Dieu et garde les racines des peuples », avait souligné l’évêque de Rome lors d’un Angélus fin janvier. Ils sont pour lui le signe que la « vieillesse est un don » et ont, de ce fait, un rôle essentiel dans une société : « garder les racines et les transmettre ». 


Le Billet des ROUSSEL: "DES PELERINS ET DE LEURS CHEMINEMENT"

Il est, au centre de la ville, une église singulière qui est placée sous le vocable de Saint Sauveur.  A l'extérieur le clocher sur le front occidental présente un plan barlong très prononcé, véritable rectangle posé sur le porche d'entrée.  L'église est du 13ème siècle mais des interventions du 17ème en ont modifié certaines voûtes qui alternent des croisées d'ogives, des pleins cintres et  des voûtes d'arêtes. La croisée du transept s'est vue dotée en 1920 d'une croisée d'ogives simple en lieu et place d'un dôme qui s'était effondré. Le côté sud de la nef laisse voir des tribunes aveugles, le côté nord a été profondément modifié au 17ème siècle par la création des grandes fenêtres faisant disparaître les tribunes. Le tour du transept se fait, à hauteur des tribunes par un encorbellement sur consoles impressionnant et vertigineux..

La magnifique salle capitulaire devenue chapelle

L'église est la survivance d'une puissante abbaye qui rivalisait notamment avec Conques. Elle a conservé de ce temps une magnifique salle capitulaire devenue chapelle, de ouverte sur le transept sud et conservant de très beaux bas reliefs réalisés sur des panneaux de bois au 17ème siècle et représentant des scènes de la passion du Christ. 

Le cloître a malheureusement été ruiné à la Révolution et remplacé par la Place dite de La Raison (sic)

Nos pas nous ont mené ensuite au Musée Champollion mais un groupe d'écoliers et l'heure tardive nous ont dissuadé d'y entrer, pour pouvoir bénéficier demain d'un temps plus long pour faire la visite.

Le soir a amené son lot de pèlerins que seul le chemin de Compostelle sait créer. Jugez en plutôt : il y avait une infirmière à la retraite (la quatrième depuis notre arrivée à Figeac), un français installé en Martinique qui avait décidé de voyager léger (son "sac" pèse deux kilos!); une jeune française de 25 ans ayant fait l'école du cinéma et plaquant son travail pour aller au bout des terres (à unn moment de notre bavardage du soir j'ai senti comme une fêlure quelque part); une allemande partie de Genève (1200 kilomètres depuis le départ parlant un peu le français), assez secrète, sans doute la barrière de la langue et allant elle aussi à Fisterra et prenant pour cela le temps qu'il faudra; enfin un couple de Gaillac; elle a des origines espagnoles, hollandaise et anglaise et a eu beaucoup de difficultés à obtenir, il y a longtemps, la nationalité française; lui ayant fait un virage sur l'aile, passant de cadre dans une entreprise à artisan plombier et ayant passé un CAP pour ce faire. La conversation du soir roule sur le chemin, bien sûr, mais aussi et encore sur les parcours de vie, de la plus jeune venue du cinéma à la retraitée infirmière. 

Ils étaient arrivés au compte gouttes, bien qu'ayant réservé au dernier moment, donc pressés de trouver un "bon" lit e un "bon" repas pour la nuit.  Il m'a fallu battre le rappel car nous avions "perdu" la plus jeune, celle du cinéma. C'est aussi l'inquiétude d'un hospitalier, des marcheurs qui n'arrivent pas, ce fut le cas hier, alors que l'on refuse à d'autres qui cherchent désespérément où dormir. 


L'orage a grondé dans l'après midi, la pluie est venue perturber la sérénité du soir; il a fallu rentrer précipitamment le linge qui tentait de sécher sous un soleil asthénique. La nuit est presque là; les quelques nuages qui vagabondent, sont rosis par les dernières lueurs du couchant. A l'étage les marcheurs sont déjà dormeurs; la vaisselle est terminée et le petit déjeuner...presque prêt.

Avec un peu de chance...et beaucoup d'anticipation nous devrions pouvoir visiter le musée Champollion demain avant midi.

ROUSSEL Henri et Jocelyne

mardi 22 juin 2021

Le Billet des ROUSSEL: "LE MARCHE A FIGEAC"

C'était aujourd'hui jour de marché.  Figeac est, depuis le Moyen Âge ville de commerce florissant comme en témoigne la splendeur des maisons, palais et édifices publics.  dans le vieux Figeac, sur la place de la sous préfecture, le long du grand mail descendant vers la rivière on trouve de tout, produits locaux et du terroir, artisanat comme les vêtements en chanvre, les paniers osiers fabriqués sur place, au vu et su de tout un chacun par une femme tout droit sortie des contes de sorcières. Hirsute au point que l'on ne voit pas son visage, muette ou, du moins, peu prolixe pour haranguer les chalands. Foire "authentique fleurant bon la vieille et douce France. Tout est bonhomme, l'ambiance, les gens, rien ne presse, on s'attarde  devant les étalages.  Un Monsieur Loyal en tenue redingote annonce le spectacle karaoké du soir, usant de citations parfois décalées en ce jour de soleil et de nonchalance : "A vendre corbillard d'occasion mais resté au point mort !!"  Cela ne vole pas haut mais les gens rient de bon cœur.

 

Les terrasses débordent et pourtant on ne peut dire que la rue soit bruyante. Ce matin au café où nous avons pris nos habitudes la patronne nous a offert gentiment le café. Le prétexte? : nous étions aimables et gentils.  Les commerçants rencontrés jusqu'à ce jour sont des bons vendeurs, sans forfanterie, ne cherchant pas à imposer un produit.  Sur un étalage une petite robe aux couleurs éclatantes et virevoltantes nous a fait penser qu'elle irait bien à Anna. Un prix était affichée; la commerçante nous a fait une réduction substantielle sans que nous la sollicitions.  au dessus des toiles de tente la cheminée sarrasine, tel un minaret semble une tour de guet dominant la ville. Étonnant de trouver, si loin de la Bresse où elles sont si nombreuses de tels éléments d'architecture.  l'ensemble, vu de la rue est d'une rare élégance, avec sa souche de cheminée, partie intégrante et décoration unique du mur portant en outre une très belle fenêtre géminée sous un arc ogival. 

L'après midi fut rock and roll si je puis m'exprimer ainsi. Le premier pèlerin était allemand et avait parcouru 1500 kilomètres en 40 jours. Sympathique en diable, ne parlant pas un mot de français, il m'a fallu user de la langue de Shakespeare pour me faire comprendre et donner les indications précieuses pour lui permettre de savoir ce qu'il devait faire.

Ce matin trois pélerines en perdition une fois de plus, pour orage annoncé voulait loger au gîte. j'ai pris toutes les précautions oratoires nécessaires pour leur dire ce qui était possible et, surtout, ne l'était pas . Après visite du grenier j'ai exclu d'emblée cette solution pour des raisons de sécurité et de trouble, même involontaire, causé aux  pèlerins dormant en dessous ou aux carmélites voisines immédiate derrière le mur.  Le local à bagages était à exclure pour raison de fermeture du cloître à 21heures. Jocelyne m'a alors suggéré, à bon escient,  d'appeler un gite jacquaire qui a accepté de les accueillir ( entre temps leur nombre avait augmenté) sous un abri de grange. Elles ont dansé de joie quand je leur ai annoncé la nouvelle.

Manquaient cinq pèlerins à 16h alors que Jocelyne faisait filer l'aligot. Coup de fil; ils arrivaient à Aurillac et une heure et demie après étaient devant le Carmel.  Un vrai caravansérail pour une semaine de marche, plusieurs sacs de 15 kilos, des bagages divers sortis d'un mini car et neuf personnes alors qu'on en attendait cinq. Quelques explications après on se comprenait mais l'un avait perdu son porte monnaie, l'autre son téléphone, deux partaient pour Cahors déposer la voiture, quatre allaient dans un autre gîte, deux mangeraient plus tard, et une occupait la cuisine pour regarder Jocelyne préparer le repas. Le grand bazar. Et pourtant le dîner fut joyeux, j'ai trouvé, par hasard un collègue de la DDE, directeur du centre de formation de Pont à Mousson.  les conducteurs sont arrivés ensuite et tout ce beau monde est allé se coucher à dix heures.

Comme toujours, à l'heure du repas l''orage a éclaté avec son lot de pluie pour disparaitre presque aussi vite. A 18h la mère supérieure m'a appelé pour aire sortir un ivrogne qui occupait le cloître et l'entrée de l'église.Chaleureux remerciements de sa part ensuite.La vie des hospitaliers 'est pas forcément un long fleuve tranquille, mais c'est notre raison d'être.

ROUSSEL Henri et Jocelyne

PLUS D'INFORMATIONS SUR LE "WEEK-END BIEN-ETRE" à MONTAUROUX

Chers Amis,

Notre adhérent, Claude ROUET, de Vallauris, interviendra le Samedi 26 Juin à 14h00, sur son vécu du Chemin de Compostelle, lors d'un week-end "Bien-Etre" organisé à Montauroux et dont vous trouverez la présentation ci dessous. 

Ce n'est pas une manifestation compostellane, mais une occasion pour Claude de partager son expérience personnelle du Chemin, qu'il avait déjà partagé avec certains d'entre nous, notamment lors de la Grande Traversée des Alpes Maritimes.

Un grand merci à lui de répondre aux marques d'intérêt des participants pour le Chemin.

Marc


PROGRAMME DES INTERVENTIONS

EXPOSANTS


RESTAURATION


INVITES



lundi 21 juin 2021

Le Billet des ROUSSEL: "AU CARMEL"

Il semblerait que nos pèlerins en perdition, habitants provisoires du grenier aient finalement si bien dormi que j'ai du, à mon grand regret les secouer ce matin car le gîte allait fermer, pour que nous puissions vaquer aux occupations obligatoires du matin, lessives, nettoyage.  D'autant que nous avions besoin du grenier pour étendre le linge tandis qu'à l'aube une dernière pluie se manifestait. L'aube laissait de l'espoir car des "culottes de gendarme" pointaient au couchant. prédiction vérifiée car le soleil était de retour avant 9h avec une température beaucoup plus clémente pour les marcheurs.

 

J'ai du un peu bousculer nos trois pèlerins qui s'attardaient alors que nous avions rendez vous, à ma demande, avec la mère supérieure à 8h45.  Elle fut d'une ponctualité absolue en nous ouvrant la porte du Carmel à l'heure dite.

 

Elle nous conduisit au parloir, pièce un peu à l'écart muni de sa grille derrière laquelle elle s'est placée et la conversation s'est engagée. Il lui fallait nous connaître un peu, parler de l'hospitalité en général et à Figeac dans le contexte du Carmel ... et du Covid. Nous avons parlé gestion à la fois pour la responsabilité qui nous incombait durant notre séjour, et pour tenir compte de leurs propres contraintes. Le Carmel de Figeac a échappé aux saisines de 1905 en étant constitué depuis 1901 en association grâce à la loi de la même date.  Lourde responsabilité en même temps compte tenu de la taille des bâtiments, notamment l'église.  Le fonctionnement est complexe car elles ont fait vœu de pauvreté ce qui n'enlève rien aux contraintes qui pèsent sur elles. Toute postulante entrant au Carmel devait venir, autrefois,  avec une dot qui était gelée par le diocèse et n'était libérée qu'à sa mort.  Si elle renonçait à ses vœux avant, elle récupérait, bien entendu, la somme versée à l'origine lors de son entrée en noviciat. Cette "coutume" ne se pratique quasiment plus; seules les sœurs les plus âgées sont en mesure, ainsi, de se dire qu'elles aideront, au jour de leur mort, au bon fonctionnement du couvent.

 

Trois quart d'heures d'entretien; on apprend beaucoup de choses pendant ce moment  au parloir où l'on sort un peu, beaucoup, du temps présent et du siècle au sens religieux du terme. Les sœurs bien entendu ne sortent pas de l'isolement et pourtant il faut bien assurer le quotidien, entre autres acheter la nourriture.  Une d'entre elles est préposée à cette tâche et l'on a eu la surprise de la voir déambuler dans les rayons du Leclerc pour faire les courses indispensables.  La mère supérieure bien sûr est accessible dans les conditions indiquées plus haut.  Sinon la sœur portière assure le lien avec les visiteurs de passage.

 

Autres pèlerins, autre manière de dialoguer et partager. Ce soir on discutait de l'appréhension du chemin, de ce moment dont parle si bien JC Ruffin dans "Immortelle Randonnée" où l'on atteint un point de non retour, celui où l'on sait qu'il n'y aura pas de demi tour et que l'on ne quittera plus la route. Ce moment personne ne peut dire vraiment à quel instant ils l'ont perçu, il peut être quasi instantané ou murir sur plusieurs jours et c'est un détail qui fera la différence, cette odeur dans l'air, cette fleur au coin d'un muret de l'Aubrac ou, dans ce même paysage inoubliable la vache aux yeux ourlés et cornes magiques qui vous regarde langoureusement, ce chat qui disparaît sous une porte, ou ce cortège de canards tenu "en laisse" par une vieille femme dans les rues de Sénergues. C'est un sourire à l'accueil, un verre d'eau au moment où l'on en besoin, cette réparation du pied couvert d'ampoules à la sortie de Pampelune un jour de chaleur caniculaire.

🌞🌞🌞

La culotte de gendarme du matin a été remplacée par un grand drap bleu, agité par un vent du sud, de nouveau chaud mais tempéré par le Célé et son cours nonchalant.  Dans le couchant les nuages ont rosi, annonciateurs d''une belle journée. Les pèlerins profitent de la douceur du soir dans les rues désertées du vieux Figeac , le nez en l'air et regardant les vols de martinets sur la tour de St Sauveur. Le pêcheur au lancer vient de ranger ses cannes à pêche. Les portes du gite se referment, la nuit sera réparatrice.

ROUSSEL Henri et Jocelyne.

dimanche 20 juin 2021

LE BILLET DES ROUSSEL : "Un dimanche à Figeac; les contes du chemin !"

Si l'on se promène en centre ville à Figeac on va forcément imaginer que c'est le désert comme dans tout autre commune de France le même jour et à la même heure.  Bien sûr, les rues étaient vides, les places nues et délaissées, les impasses plus obscures encore.  Et pourtant peuplée de tant d'histoire et d'histoires que le bruit s'en répand au long chemins. Tout soudain la grande devanture sous son arc ogival ouvre ses étals aux badauds sortis tout droit du Moyen Âge;  une odeur d'égout se répand, les passants évitent les immondices au sol et les flaques malodorantes du caniveau.  Cette ville respire les temps anciens, les ressuscitent pour le plus grand bonheur des flâneurs et marcheurs.  Elle est vivante et animée même les jours où l'on sy attend le moins.

A 8h30 ce matin avant même la messe nous avions fait la lessive des draps du lendemain, fait les lits et les comptes en relevant les dépenses et recettes du jour..  je m'étais occupé à nouveau, à la demande de la mère supérieure de l'ivrogne qui stationnait devant la porte des carmélites à l'entrée du cloître, en l'invitant, courtoisement et civilement mais fermement à libérer la place et à aller faire la manche à la porte d'entrée.  Nous lui avons donné de quoi manger pour la journée et, moins d'une heure après il était de retour dans l'église !

Café en ville (infect) et courses en périphérie car cela facilite, au retour le stationnement en face du gîte. Complet demain, mercredi, en attente de pèlerins pour mardi et jeudi. Mais les marcheurs suivent le courant, ne prévoient pas où ils amarrent, laissant le soin au hasard de dire le moment de chercher un lit pour la nuit.

Jour d'élections aujourd'hui.  Depuis 10 jours nous vivons hors du temps, sans suivre les nouvelles et les querelles pichrocolines entre candidats.Le temps météorologique nous atteint plus car les orages nous ont affectés mais sans atteindre la violence de ceux décrits par Laurence et Geneviève à Créteil ou ce que j'ai pu lire, tout à l'heure du côté de Beaune et Seurre. Le Célé, sous nos fenêtres, a la couleur de la boue mais a gardé son cours languissant.  le soleil est en train de tenter une percée, il ne pleuvra pas même si la température a nettement fléchi.

Regardez bien, un instant, l'homme au centre de la photo et essayez de lui donner un âge, même approximatif.  Je vous le donne en mille : 84 ans et il court comme un  lapin; il a fait, à partir de 77 ans la plupart des chemins de Compostelle dans un parcours qu'il nous a conté une partie de la soirée jusqu'à 22h. Je l'avais reçu en début d'après midi en même temps que son fils et j'ai du lui faire répéter et confirmer son âge tellement je n'en croyais mes yeux. 

La soirée autour du repas en fut d'autant plus fantastique que les parcours de vie des autres pèlerins étaient eux-mêmes captivants. Derrière l'homme dont je vous parle une femme de 67 ans dont le mari s'est pendu l'an dernier et à droite un "sportif" de la fédération nationale de handball. Chacun raconte et se raconte mais la verve, et surtout la profondeur du premier sont sans pareilles. A 84 ans il a un cheminement étonnant qu'il développe comme les conteurs d'autrefois, le soir à la veillée. Sauf que ce n'est pas un conte mais une aventure humaine, difficile à retranscrire dans le format du téléphone: ses rencontres, sa quête d'une vérité qu'il ne saisit pas; c'est le livre de Vincenot "Les étoiles de Compostelle" retranscrit dans le monde moderne; le "connais toi toi même" .  L'histoire devait être courte mais, une fois lancé, on ne l'arrêtait plus : son arrive au bout du chemin.  J'ai l'habitude de dire que, à Fisterra, on arrive bien au kilomètre zéro  , c'est la fin de la route, ce n'est pas la fin du chemin. Il se disait peu cultivé, son verbe disait le contraire, l'histoire vous laissait "scotché", suspendu à ses lèvres. On a oublié la vaisselle, on a oublié l'heure, on a négligé le moment du couvre feu et on l'a écouté. Il faudra quelqu'un pour retranscrire ce torrent. Il a écrit, à la demande de ses enfants et petits enfants un "résumé"  parce que ses propres enfants lui disaient qu'ils ne le connaissaient pas. Privilège des hospitaliers que nous sommes d'entendre ces "contes" du chemin, ces vies d'hommes et de femmes dont l'humilité est la première des qualités.

La lune sera bientôt pleine, le soleil s'est couché sans l'ombre d'une ride.la nuit est douce et limpide, le vent s'en est allé; il n'y aura pas de rayonnement nocturne, pas de pluie du petit matin.  Les pèlerins s'égayent, qui vers Rocamadour, qui vers la vallée du Célé ou encore Cajarc. Les premiers seront seuls sur leur route au nord ouest, les deux autres feront route commune avant de se séparer à Béduer mais, peu ou prou, se retrouveront forcément un jour quelque part sur le chemin de Santiago.

ROUSSEL Henri et Jocelyne

jeudi 17 juin 2021

LE BILLET DES ROUSSEL : « LE LUNDI...DES PATATES, LE MARDI .., DES PATATES ETC.. »

Lundi, des patates!

Mardi, des patates!

Mercredi, des patates  !

Jeudi, des patates!

Vendredi, des patates !

Samedi, des patates aussi !

Et le dimanche, le jour du Seigneur 

Chez nous, on mange ... 

Des patates au beurre !!!!

 

Qui n'a pas fredonné ce refrain d'une chanson bien longue à reproduire ici mais qui laisse croire que l'on mange ainsi sur le chemin

Vous allez bien sûr vous gausser en vous disant que c'est le repas quotidien servi aux pèlerins qui, en toute hypothèse, ne peuvent comparer avec le menu de la veille. Que nenni!  Si ce fut le cas avant notre arrivée, la chef (ffe ?) cuisinière actuelle ne le tolèrerait pas. Le repas doit être différent chaque jour et par définition copieux, donc roboratif.  Un jour salade avec de la feta en entrée, puis le plat principal, ce fut aujourd'hui de  l'aligot avec des saucisses de Toulouse; puis fromage et dessert, par exemple crème anglaise avec de la confiture de marron ou autres venant du stock des carmélites. Un autre jour salade de pâtes avec du poulet froid. Ce soir des fruits variés.  Ou encore un flan. les convives semblent apprécier et la conversation est d'autant plus vive. Il est difficile d'anticiper très longtemps à l'avance si les pèlerins s'annoncent tardivement.

Le petit déjeuner est à l'aune du repas du soir: copieux mais non dispendieux, varié et français puis que les amateurs de saucisses, bacon et autres œufs à toutes les sauces n'arpentent pas encore les voies jacquaires.  L'inquiétude du matin est double : qui déjeune à 6h (nous nous levons à 5h20) , qui prend du café ou du thé pour s'organiser en se levant.

On fait les courses au jour le jour, le pain étant la priorité à aller chercher au centre-ville.  Le Leclerc est notre autre source d'approvisionnement, nous évitant de sortir la voiture pour aller en périphérie dans la "zone"  Occasion aussi de flâner en ville l'air de rien et de prendre nos habitudes au café comme temps de détente. 

L'orage a fini par éclater et les marcheurs en perdition ont commencé à appeler, notamment les dormeurs à la belle étoile. J'ai dû refuser compte tenu de l'impossibilité de loger quelqu'un et puis, sur le coup de 19h un groupe de jeunes a débarqué. Trois "frères de la route" ou, en tout cas, des impécunieux gérant au quotidien et au mieux.  Il tombait des déluges.  Dans ces cas-là l'hospitalier doit chercher une solution, même bâtarde pour résoudre l'équation.  Il n'était pas question qu'ils dorment dehors compte tenu de la violence de l'orage. Alors j'ai improvisé un couchage dans le grenier, même sans lumière alors qu'ils s'apprêtaient à dormir sous la halle du marché central et que cela, à juste titre, les inquiétait. Faute de grives, on mange des merles et ils ont été tout "heureux" de cette adaptation, mais la jeunesse ne peut craindre ce type d'aventure qui leur fera un souvenir sur le chemin de Compostelle.

Pour nous ce type d'événements justifie notre rôle et donne du sens à notre service d'hospitalier. Peu ou prou nous nous remémorons une aventure vécue sur le chemin ; pour Jocelyne et moi ce fut la nuit dans un gymnase à Portomarin où nous avons grelotté; ou encore cette autre nuit en Italie sur les gradins glacés d'un terrain de hand.

La pluie redouble, l'orage gronde, tout le monde dort même les habitants provisoires du grenier.


ROUSSEL Henri et Jocelyne

LE BILLET de Jocelyne & Henri: : Conversations sur le chemin

On devient hospitalier parce que l'on a marché sur une chemin de pèlerinage et l'on donne, et se donne, parce l'on a beaucoup reçu

Et l'on est hospitalier pour l'accueil et l'écoute  des pèlerins qui, au bout d'une journée harassante, ont besoin de s'exprimer. Le moment de l'arrivée au gîte n'est pas le plus propice. Pour eux l'urgence c'est de "décharger la mule" puis d'aller se doucher.  Ils sont ensuite disponibles pour raconter le jour, le lieu d'où ils viennent et d'où ils sont partis. Le point de départ, Le Puy en l'occurrence, et leurs craintes aux premières heures d'une marche quand l'expérience manque. Selon l'adage : " quand on part en voyage, le plus dur est de franchir le seuil"

Le moment le plus important, celui où les conversations vont bon train, est l'heure du repas du soir.  Les conversations se prolongent parce qu'il y a urgence à parler, à se vider de toute la fatigue et l'émotion du jour.  Et l'avantage est que l'on partage le repas avec eux, à la même table puisque la cuisine a été faite par Jocelyne.  Être hospitalier c'est alors le moment de l'échange et de l'écoute et les histoires que l'on entend sont des aventures humaines, des parcours de vie passionnants.  

Il y a deux jours un suisse, en route depuis 54 jours racontait sa vie professionnelle, et son activité de bénévole comme président de la commission paroissiale de son village de l'autre côté de la frontière  française. Il tient un journal de bord et le matin même il avait cassé son téléphone. Un grand sourire et un calme absolu pour nous dire que ce n'était pas un drame, et embrayer sur son expérience de ses presque deux mois de cheminement. 

 

A côté de lui une jeune femme de 25 ans rayonnante, grand sourire cachant sans doute des fêlures, mais une détermination et une profondeur incomparables. Elle travaille dans le cinéma et réalise les bandes annonces des films.  Elle nous a expliqué comment elle avait négocié, pied à pied, avec son patron pour obtenir trois mois de congés et aller ainsi à St Jacques. Elle nous a dit ses angoisses des premiers jours et cette impression de liberté qu'elle avait désormais. A la remarque que je lui faisais que la variante par la vallée du Célé lui faisait perdre un jour sur son temps mesuré (retour obligatoire à Paris le 15 août), elle a balayé l'objection d'un grand sourire et d'un : " c'est pas grave" On verra !

 

Hier soir deux sœurs portugaises, une solidarité de la fratrie à toute épreuve, l'aîné ne tenant plus debout et devant l'une et l'autre rentrer sur Tours. Racontant leur enfance au Portugal, l'arrivée de leur père fuyant la dictature de Salazar et la misère, arrivant seul à Tours pour faire tous types de métiers et ramenant ensuite sa famille.

Un groupe de quatre personnes occupait  l'autre chambre et racontaient leurs propre parcours: des marcheurs expérimentés, normands matinés de bretons. Dans le groupe, l'une d'entre eux disait son angoisse et ses cauchemars  avant de partir et cette impression d'être enfin libre.

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Tous les métiers de la terre se rencontrent, toutes les générations se croisent et, bientôt, tous les peuples du monde se retrouveront.

Parce que le chemin c'est aussi, ou le redeviendra, une Tour de Babel. Demain soir nous recevrons notre premier étranger, un allemand et, à Conques, une québécoise a été signalée. Un sabir étrange se développe alors où les langues se mêlent et où les gestes sont encore plus importants. Même dans ces moments là les conversations ne s'arrêtent jamais parce qu'il reste toujours le chant pour partager la même joie d'être ensemble sur le chemin.

Figeac est une fête où les maison s'ouvrent grandes à la curiosité des visiteurs  et où les fenêtres sont des dentelles de pierre, où l'ombre épargne le marcheur harassé, et le promeneur qui flâne dans les ruelles et impasses. C'est pour nous une chance sans pareille de bénéficier ainsi d'un tel moment prolongé dans un tel endroit. 

ROUSSEL Henri et Jocelyne